Lundi 27 novembre 2006

La Cé Lille 3 a fait le choix depuis la rentrée de ne plus attaquer ou critiquer systématiquement les autres organisations étudiantes. Et nous regrettons que certains, quelqu'ils soient, n'ont pas fait le même choix.

En effet, cette stratégie de l'attaque systématique n'est pas la meileure pour défendre les interêts étudiants. Certes, nous n'avons pas les mêmes points de vue, les mêmes approches, les mêmes idéologies, les mêmes méthodes que d'autres organisations étudiantes mais nous jugeons que l'opposition constante n'est pas la solution car elle n'engrange que contestations et immobilisme dans la mesure où il est difficile de constituer une unité pour obtenir des réponses à nos revendications qui rappelons-le aussi bien qu'à la Cé ou dans d'autres organisations (UNEF,....) ont pour but d'obtenir des avancées pour les étudiants.

Nous ne pensons pas détenir la "sacro-sainte" vérité mais nous croyons en nos valeurs et aux revendications et actions qui en découlent, et se mettre toujours en opposition cloisonne les idées qui n'évoluent guère, voire s'éloigne de cette vérité. Le débat et la discussion entre différents points de vue permet à la pensée d'évoluer et de progresser.

Cependant, nos organisations restent differentes dans beaucoup de domaines et pour l'interêts des étudiants, il est nécessaire que ces distinctions persistent. Alors oui, nous pensons que l'unité syndicale est nécessaire lors de certains débats, revendications, actions mais nous ne croyons pas dans l'existence d'un syndicat unique.

Vendredi 24 novembre 2006
A l'heure où le projet de loi Sarkozy va être étudié par l'Assemblée Nationale, le débat sur la méthode pour lutter contre la délinquance à tenir est relancé. Le texte précedemment cité est clairement répressif. Il est difficile d'accepter l'idée générale émanant du texte qui est que chaque jeune est un délinquant potentiel et chaque délinquant un malade mental. Nous ne nous attarderons pas sur le secret professionnel partagé qui est une attaque à la confidentialité et à la vie privée ainsi qu'une démarche purement sécuritaire (donc peu humaine).

Certes, le sondage réalisé par Métro révèle que 52 % des Français sollicite la répression pour lutter contre la délinquance, mais n'est-ce pas là un choix par défaut. La prévention semble plus difficilemment "acceptable" parce que prévenir la délinquance c'est d'attaquer à ses causes et quelles sont-elles ? Elles sont nombreuses, et sont l'éducation, la précarité et l'image d'une société où tout va mal que les mêmes politques, qui montrent du doigt les problèmes de délinquance, donent.

Mais nous pensons toutefois que la prévention reste la meilleure et pour cela, nous illustrerons notre propos par un exemple. Les Etats-Unis et le Cananda ont la même culture et une société en tout point de vue semblable. Néanmoins il est possible de les distinguer par une délinquance plus faible au Canada. Les résultats s'expliquent, il nous semble, par la méthode mise en place pour lutter contre la délinquance qui diffère dans ces pays. Aux Etats-Unis, la politique menée est essentiellement répressive tandis qu'au Canada, elle s'appuie sur la prévention.

Il nous semble donc que la prévention soit préférable à la répression pour lutter contre la délinquance surtout qu'en France les structures existent avec un système éducatif par lequel tous ls jeunes passent et un monde associatif actif. Il ne manque à ces structures que des moyens, les mêmes donnés à la répression !
Mercredi 22 novembre 2006

Que l’on soutienne ou non Ségolène Royal, on ne peut que se féliciter qu’enfin une femme brigue la présidence de la République au nom d’un grand parti politique avec une chance de l’emporter. En effet, elle n’est peut être pas la première femme à être candidate aux présidentielles, Arlette Laguiller, Dominique Voynet ou encore Christiane Taubira l’ont précédé mais leurs candidatures avaient surtout pour but de représenter leurs partis lors de cette échéance importante sans pour autant espérer l’emporter. Ségolène Royal en remportant les primaires du parti socialiste a, elle, la possibilité d’être victorieuse en mai prochain. On pourrait se dire : enfin ! Car même si depuis quelques années, on voit de plus en plus de femmes obtenir des postes importants dans le milieu politique français (M. Aubry, E. Guigou, M. Alliot Marie, ….), elles restent cependant largement minoritaires à l’Assemblée, au Sénat, dans les Conseils régionaux ou municipaux, ces quelques réussites ne doivent donc pas masquer cet état de fait. Le milieu politique français est encore dirigé par trop d’hommes qui ne peuvent accepter de laisser leur place à des femmes.  Alors oui, on peut se féliciter que Ségolène Royal soit la première femme qui ait la possibilité d’être au sommet de l’État mais nous ne devons pas nous contenter de cela et continuer à peser pour qu’enfin la politique reflète la société française dans toute sa diversité qui en fait, également, toute sa richesse. Ségolène Royal, Martine Aubry, Michelle Alliot Marie (si elle se décide à «abattre » le candidat Sarkozy) nous rappelle que des femmes peuvent réussir en politique tout comme Bertrand Delanoë prouve qu’un homo assumé peut être élu à la tête d’une grande ville mais ces exemples sont encore trop rares et on peut se demander ou sont passés les élus arabes, noirs, asiatiques, musulmans, handicapés,  etc…
C’est à nous, jeunes, de peser sur cette évolution car elle est depuis longtemps réalisée dans le milieu étudiant, par exemple, où il est fréquent de voir des femmes, des homos, des noirs, des arabes assurer des fonctions importantes dans nos organisations, personnes choisies pour leurs compétences et non pour ce qu’elles représentent. 
Alors oui, la candidature de Ségolène Royal nous démontre que des progrès ont été réalisé, lentement mais sûrement, mais nous ne pouvons ne nous en contenter, c’est à nous de prendre les choses en mains en nous engageant dans l’associatif, le syndicalisme, la politique car on ne peut pas compter sur les «vieux » politicards pour assurer cette évolution nécessaire au sein de la République, notre République.
 
 

Mercredi 22 novembre 2006

                                 La Cé progresse au niveau national en s’implantant dans toujours plus d’universités et en devenant la 1ère force dans beaucoup d’entre elles et est devenue une organisation représentative en ayant obtenu son premier élu au CNESER cet été. Et les universités nordistes ne sont pas à l’écart de cette progression. La Cé Lille 3 existe depuis plus de 3ans et est passée de 4ème à 2ème force en doublant son nombre de voix et d’élus en décembre 2005. L’an dernier, c’est la Cé Littoral qui fut candidate pour la première fois au élections des représentants étudiants et a créé la surprise en devenant la 1ère liste étudiante de l’université. Jeudi dernier, avaient lieu les élections à l‘USTL, la Cé Lille 1 a, pour sa première candidature, obtenu un excellent résultat en devenant la 2ème force avec 6 élus.
Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard, ils confirment que les valeurs que nous portons : Solidarité, Europe, Démocratie, que notre soucis d’équité entre étudiants, nos revendications réformistes et réalistes répondent aux attentes d’un grand nombre, toujours plus important, d’étudiants.
Ces résultats, les étudiants qui nous rejoignent, nous encouragent à continuer, nous confirmant que la création de la Cé il y a quatre ans était attendue par beaucoup.

Vendredi 10 novembre 2006

Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a déclaré que "Pour la santé de la démocratie, il vaut mieux que le président du FN soit présent au premier tour" avant de nuancer très rapidement cette déclaration devant la polémique naissante. Mais ces propos reflètent bien la montée d'un populisme au sein d'une partie (de plus en plus importante!?) de la Droite française. Pour laquelle, le FN est un parti comme les autres! Quelle sera la prochaine étape ? Une alliance entre les deux mouvements?

Non le FN n'est pas un parti politique comme les autres, on ne peut accepter ce mouvement qui ne fait que défendre des thèses racistes, islamophobes, homophobes, révisionnistes. La normalisation de ce genre de discours représente à un véritable danger pour la démocratie, pour la République ! Et nous, Jeunesse, nous ne pouvons que la condamner, ainsi que ceux qui oeuvrent par stratègie politique ou par proximité idéologique, au développement de ce parti et de ces idées.

Nous nous devons de faire comprendre à ce genre de personnes que nous refusons une institutionnalisation de l'extrême-droite tout comme nous refusons toute forme d'extrêmisme, en nous mobilisant et en votant lors des prochaines échéances électorales  pour des candidats qui défendent des valeurs démocrates, sociales, solidaires et d'Europe !

 

Vendredi 10 novembre 2006

Il est indispensable, pour nous étudiants, de maîtriser d’autres langues que la maternelle, nous voyageons, communiquons, étudions, travaillons de plus en plus à l‘étranger et dans les pays européens en particulier. Mais alors que chacun s’accorde pour dénoncer les défaillances de l’enseignement des langues dans le secondaire (manque d‘interactivé, oral délaissé,…), il n’est pas exempt de critiques au sein de l’Université.

Alors qu’à Lille III, plusieurs dizaines de langues sont enseignées, n’est proposé aux étudiants, en sciences humaines principalement, que l’anglais, et pour les plus «chanceux » : l’allemand et l’espagnol. L’Université doit se doter d’une politique des langues ambitieuse permettant de développer l’accès, la découverte et la maîtrise de langues autres que les «trois classiques ». En effet, le DUFL qui permet de s‘initier à de nouvelles langues ( hongrois, islandais, chinois, sanskrit, etc…), est trop peu connu, et n’est pas accessible à tous en raison des droits d’inscription supplémentaires importants demandés (54euros). L’Université doit ouvrir, même progressivement, les UE5 vers davantage de langues. En commençant par celles des pays qui accueillent le plus d’étudiants lillois dans le cadre des échanges (Italie, Portugal, …). Car même si l’anglais est pour beaucoup la langue dont la maîtrise est obligatoire, elle ne doit pas être l'unique. Car la connaissance de plusieurs langues dont certaines peu courantes est dans notre interêt. Et cette ouverture semble être un passsage obligé alors que l’Université demandera à l'étudiant la validation d’un certain niveau en langue s’il veut être diplomé d'içi peu.

Une autre réflexion doit être menée sur l’organisation des UE5. Ne doivent-elles pas être indépendantes des autres UE ? Les étudiants seraient ainsi répartis par niveaux et non plus par années d’étude, ce qui permettrait une harmonisation des groupes et donc davantage d'équité entre étudiants qui ne seraient pas ainsi pénalisés en raison d'un niveau du groupe trop élevé ou avantagés par un niveau trop faible. Sachant que l'objectif serait toujours de maîtriser la langue étudiée à la fin du cursus.

Vendredi 3 novembre 2006

                                                                                                                                                                                           Hélène a rejoint la Cé Lille 3 il y a un peu plus d'un an, dès son arrivée à la fac. Elle est aujourd'hui membre du Conseil d'Administration de la Cé Lille 3 et du Conseil d'Administration de Lille 3.  Elle nous fait part du pourquoi de son engagement !

J'ai connu la Confédération Etudiante grâce à l'un des stands qu'ils organisaient afiin de renseigner les étudiants lors de ma première année à la fac.  Ce fut l'occasion de discuter avec eux et de découvrir les idées et valeurs ( Solidarité, Europe, Démocratie,...) qu'ils défendaient. Idées qui étaient également les miennes et qui m'ont motivé à me rapprocher de la Cé.  En plus de défendre mes idées, je souhaitais m'investir activement dans la vie étudiante.

Le choix d'adhèrer à la Cé et de m'y investir s'est avéré positif sur plusieurs points, j'ai rencontré d'autres étudiants aux parcours et filières divers. J'ai découvert la fac de plusieurs points de vue : étudiant et administratif.

Cette phase de "découverte" m'a motivé à me présenter en décembre 2005 sur les listes de la Cé lors des élections des représentants étudiants. Ce qui m'a permit de pratiquer un véritable militantisme de terrain et de défendre mes valeurs qui sont celles de la Cé auprès de l'ensemble de la communauté universitaire.  Je suis donc élue au Conseil d'Administration de Lille 3 depuis décembre 2005, cette experience me permet de découvrir la fac sous un autre jour, plus concretement et à connaitre les limites et possibilités (parfois inexploitées) de ma fac. Mais elle me permet surtout de defendre les interets étudiants au CA ainsi que dans différentes commissions.

C'est pour cela que je ne peux que vous encourager à adhèrer à la Cé Lille 3 !!!

 

 

 
 
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