Suite à la journée de mobilisation de la Cé Lille 3 dans le cadre de la campagne Insertion des jeunes, une 3ème mission pour l'université ! Sud étudiant soutenu par l'UNEF et la CGT a fait un intervention au Conseil d'Administration de l'université ce vendredi afin de rappeler leur opposition au développement des filières professionnelles.
Nous nous sommes opposés à ce texte comme l'ensemble des autres listes enseignantes et AITOSS.
La professionnalisation entre dans le débat plus large de l'insertion des jeunes dans notre société. La Cé ne peut accepter que chaque année, plus de 80 000 jeunes sortent de l'université, diplômés mais en ayant comme unique perspective de s'inscrire à l'ANPE.
Nous refusons l'idée qu'il n'existe que deux solutions , soit une université repliée sur elle-même ne formant que des enseignants et des chercheurs (et tant pis pour ceux qui ne se destinent pas à ses activités) soit une université qui se plie aux exigences de l'Entreprise. Entre ces deux extrêmes, il existe un grand nombre d'alternatives.
Et c'est à nous, à l'ensemble de la communauté universitaire, de se pencher sur ce problème qui touche un nombre croissant d'étudiants. Pour la Cé, les étudiants ne doivent plus subir le marché du travail mais nous devons devenir les acteurs de nos parcours. Mais pour cela, il faut que l'Université nous fournissent les armes.
La construction de passerelles entre le monde du travail et le monde éducatif est nécessaire et dans l'interêt des étudiants. Et cela ne signifie pas, comme le prétendent certains, une sur-spécialisation de nos formations ou de les définir en fonction des prévisions du marché de l'emploi.
Sans changement, l'écart continuera à se creuser entre ceux qui comptent sur l'Université pour s'insérer, souvent sans succès, et ceux qui se casent très vite car ils ont les bons réseaux ou ont pu se payer une grande école.
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