Mardi 12 juin 2007
La a participé aujourd’hui à l’ouverture des discussions sur les conditions de vie des étudiants. Pour nous; il est essentiel que la réforme de l’Université ne se limite pas à des réformes de structures mais qu’elle réponde aux attentes des étudiants en particulier en matière sociale.

Pour la Cé, il est nécessaire de mettre en place des mesures spéciales d’urgence pour la rentrée :
- élargissement d’ALINE (allocation de rentrée universitaire) aux classes moyennes
- mensualisation des frais d’inscriptions
- versement des bourses dès la rentrée de septembre, pour que les étudiants ne soient plus les créanciers de l’Etat pendant les premiers mois de l’année universitaire.
Il faut également amorcer une réforme de fond du système actuel qui est insuffisant et injuste. Pour cela, la demande :
- la création d’un 6ème échelon de bourse en direction des trop nombreuses familles qui sont à la marge des barèmes actuels
- La non prise en compte du revenu du salariat dans le calcul des bourses. Il faut sortir les étudiants à la fois salariés et boursiers du cercle vicieux : « je travaille car les bourses sont insuffisantes or plus je travaille moins je touche d’aides sociales ».
- Tenir le plan Anciaux, avec la construction et la réhabilitation des logements Crous prévus, afin d’atteindre d’ici 2014, 50 000 chambres Crous construites et 70 000 chambres réhabilitées.
- Garantir les logements étudiants en quantité suffisante dans les parcs privés et publics
- Développer les bourses de mobilité. A l’heure de l’évolution de la carte de formation et de l’harmonisation des diplômes, le développement des bourses de mobilité nationales et européennes est une condition indispensable pour la réalisation du parcours de formation.

La a aussi demandé que la question des étudiants étrangers soit traitée dans le cadre de ces chantiers de concertation.
Enfin, pour la , il faut que la ministre ne se contente pas de séances d’écoute nécessaires mais insuffisantes. Elle veut qu’une confrontation des approches puisse s’engager entre ministère et syndicats, qui ne sont pas uniquement des boites à idées mais de véritables interlocuteurs.

Pour la Cé des mesures d’urgences sont nécessaires et doivent être traitées rapidement mais il faudra aussi prendre le temps de réformer le système dans son ensemble.

Par Confederation etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 1 juin 2007
Un nouveau chantier : l’insertion professionnelle des étudiants

La Cé est satisfaite que suite à sa première rencontre avec la Ministre, celle-ci ait rajouté un 5ème pilier à la réforme des universités : l’insertion professionnelle des étudiants, à l’origine absente de son projet.

Frais d’inscription, sélection : la Cé restera très vigilante

La Cé restera très vigilante pour que les exigences des étudiants, reprises par le Premier Ministre, soient rendues effectives. La Cé exige que soit garanti un accès pour tous à l’Enseignement Supérieur, ce qui signifie :
- pas de sélection à l’entrée des universités
- ni de sélection sociale à travers une augmentation des frais d’inscriptions
Suite à l’intervention de la Cé sur ces questions, la Ministre s’est engagée à mettre en place une circulaire en direction des présidents d’universités, pour garantir l’absence d’augmentation des frais d’inscriptions et l’égalité de traitement entre les étudiants quelle que soit leur université. La Cé y veillera.

Un calendrier très serré par rapport aux exigences de réussite

La concertation sur la loi d’autonomie des universités se tiendra dans les 3 prochaines semaines. Un calendrier très court pour que les acteurs de l’Enseignement Supérieur puissent construire ensemble une perspective commune.
Pour la Cé, l’objectif de la concertation ne peut pas se limiter à fournir une légitimité « sociale » à la décision législative. Elle doit permettre de répondre aux exigences des différents acteurs de l’Enseignement Supérieur et de réunir les conditions pour que ceux-ci puissent s’engager dans la mise en œuvre de cette réforme dans les faits, dans les universités.
Par Confederation Etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 29 mai 2007

Stages, défiscalisation du salariat étudiant,  Julie Coudry interpelle Xavier Bertrand !

Suite à l’annonce par Xavier Bertand de défiscaliser le salariat étudiant et aujourd’hui de
s’attaquer à la situation des stagiaires, Julie Coudry Présidente de la Cé interpelle le Ministre :

« Le salariat étudiant cheval de bataille de la depuis sa création est une question centrale qu’on ne traite pas à coup d’annonce électorale pas plus que celle des stages. Si le Ministre souhaite réellement s’attaquer à ces problèmes la l’invite à se reporter au rapport « pour la réussite des étudiants salariés » réalisé par la en 2004 : 35 pages d’analyses et de propositions qui dépassent largement la question de la défiscalisation. Je demande au Ministre Bertrand de recevoir la sur la question des étudiants salariés et des stagiaires et si ses annonces sont réellement synonymes d’une volonté politique de changer la donne au-delà des élections législatives, je ne doute pas qu’il répondra rapidement à notre demande. »

Si le travail est dans de nombreux cas une condition sine qua non à la poursuite d'études, il est en aujourd’hui un facteur d'échec important parce que ni le système universitaire, ni les entreprises, ni les systèmes d'aides sociales ne sont pour l'instant adaptés aux spécificités de ce double statut.

La première mesure de défiscalisation du salariat étudiant est nécessaire pour sortir les étudiants à la fois salariés et boursiers du cercle vicieux : « je travaille car les bourses sont insuffisantes et plus je travaille moins je touche d’aides sociales ».
Mais il faut s’attaquer à 3 autres chantiers majeurs si l’on souhaite réellement permettre la
réussite universitaire des étudiants salariés

1.S’attaquer à l’incompatibilité pédagogique très injuste : les étudiants salariés ont deux emplois du temps souvent incompatibles, ils sont exclus d’office de certaines filières (Médecine, IUT…) et de certains établissements, ont des modalités d’examens impossibles à honorer et ont de grandes difficultés pour accéder aux stages ce qui leur demande souvent d’arrêter leur activité salariée.
2. Reconnaître les compétences acquises : aujourd’hui l’exercice d’une activité salariée pendant les études n’est par reconnue comme source d’acquisition de réelles compétences alors qu’elle devrait être un plus pour l’insertion des étudiants qui travaillent.
3. Reformer le système d’aides sociales  Beaucoup d’étudiants issus des classes moyennes sont inéligibles aux bourses. En l’absence d’autres aides à leur destination, face à l’insuffisance du montant des bourses et leurs parents n’étant pas en mesure de les soutenir financièrement de façon suffisante, le nombre d’heures qu’ils sont parfois obligés de travailler pour financer leurs études est tout simplement incompatible avec la réussite universitaire.


Les analyses de la Cé et les propositions pour « pour la réussite des étudiants salariés »
http://www.confederation-etudiante.org/article/archive/23

Par Confederation etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 28 mai 2007
Cette année, la Confédération Étudiante a ouvert le débat sur l'insertion avec la campagne Insertion des jeunes : une 3ème mission pour l'Université ! dans les universités mais également dans la société puisque nous avons introduit ce débat dans la campagne présidentielle. Selon nous, ce débat s'inscrivait dans la suite logique du mouvement contre le CPE et qui soulevait un problème touchant notre génération : notre insertion, et dont le CPE représentait une mauvaise réponse. A l'inverse des autres organisations étudiantes, UNEF en tête, la a refusé de se contenter d'identifier un problème, qui était déjà connu de tous, et de demander aux politiques ce qu'ils allaient faire de nos 20ans. Nous souhaitons devenir les acteurs de notre avenir et ne pas attendre que d'autres solutionnent le problème de l'insertion des jeunes car, dans ce cas, nous pourrons nous réunir dans 100ans afin de nous jeter des fleurs pour avoir dénoncer une multitude de problèmes mais en omettant le fait de n'y avoir apporté aucune solution.
L'insertion concerne l'ensemble des étudiants, c'est pour cela que nous militons activement pour que celle-ci devienne l'une des missions de l'Université avec l'enseignement et la recherche et pour que cette mission ne soit pas juste une bonne intention supplémentaire inscrite dans le marbre mais qu'elle s'accompagne de mesures concrètes telle que le développement des UE à vocation professionnelle.
Car si l'Université ne s'approprie pas la professionnalisation, d'autres la récupéreront, avec comme résultat la mise en place d'un système à deux vitesses, entre ceux qui pourront se payer les Écoles et pourront s'insérer facilement grâce aux réseaux qui y existent, et ceux qui n'auront pas les moyens et devront étudier à l'Université de plus en plus Usine à chômeurs.
Les filières professionnelles doivent devenir de véritables parcours, s'ajoutant aux parcours «classiques » et ainsi enrichir l'offre de formation.
La milite pour développer les étapes, comme le CLES ou le C2I, qui permettent de valoriser les compétences acquises à ou en dehors de l'Université et ayant pour finalité la création d'un portefeuille de compétences.
Après plusieurs mois de campagne, la a vu deux de ses revendications adoptées à Lille 3 : l'UE libre Projet Professionnel Étudiant et l'UE libre Stage. L'UE PPE permet aux étudiants, qui auront fait le choix de la suivre, de définir leur projet professionnel alors que l'UE Stage permet d'offrir un encadrement et une valorisation du stage, principalement à ceux qui faisait des stages «sauvages » en dehors de leur cursus, ce qui représente à Lille 3 près de 400 étudiants. La milite, également, pour la création d'une UE libre Sensibilisation à l'entreprenariat.
Ce débat que nous avons imposé dans les universités a permis de révéler un véritable clivage entre organisations comme la qui souhaitent faire évoluer l'Université et qui proposent des réformes concrètes et les organisations, comme l'UNEF ou SUD, qui refusent toutes évolutions, préférant voir survivre une Université archaïque qu'ils peuvent ainsi mieux dénoncer même si cela signifie sacrifier les étudiants qu'ils prétendent représenter.
Nous dénonçons l'attitude démagogique de ces organisations, qui conscientes que la professionnalisation est souhaitée par une grande majorité d'étudiants car nécessaire pour notre insertion alors qu'ils s'y opposent par idéologie, tentent de bloquer toute évolution allant dans ce sens en esquivant le débat de fond, préférant attaquer la forme, comme l'ont fait les élus Unef, Sud et CGT à Lille 3 lors du dernier Conseil d'Administration, réclamant indéfiniment toujours plus d'informations et de débats, évitant de fait de se prononcer sur le fond.
La, quant à elle, s'engage activement en proposant et obtenant, comme à Lille 3 mais aussi dans beaucoup d'autres universités, des mesures concrètes permettant d'améliorer l'insertion des jeunes, notre insertion.
Par mykha - Publié dans : Nouvelles de Lille III
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 mai 2007

Le Conseil d'Administration du 25 mai a adopté le calendrier universitaire 2007/08 des parcours Licence après plusieurs semaines de discussions auxquelles la a activement participé.
Ce calendrier est le résultat d'un consensus entre les différents acteurs de l'université (étudiants, enseignants et administratifs) et a été adopté pour trois ans. Relative stabilité dont la ne peut que se féliciter alors que Lille 3 a connu quatre calendriers en quatre années sans que aucun d'entre eux ne fasse l'objet d'un véritable bilan. Ces trois années permettront de tirer un bilan constructif sans pour autant représenter une impossibilité d'évolution puisque des modifications pourront être apportées durant cette période si celles-ci semblent pertinentes.
La Confédération Étudiante a, donc, voté en faveur de ce calendrier mais en émettant, cependant, une réserve. En effet, nous regrettons que la rentrée n'ai pas été avancée au 17 septembre au lieu du 24, ce qui aurait permis de libérer une semaine de vacances au milieu du 1er semestre, début novembre. Car comme nous l'avons fait remarqué à plusieurs reprises lors des discussions sur le calendrier, treize semaines ininterrompues de cours et de contrôle continu représentent une période très chargée et en particulier pour les néo-bacheliers qui découvrent un autre système d'enseignement et encore plus pour les étudiants salariés qui devront cumulés cours, contrôle continu et job étudiant.
Nous regrettons que la fut le seul syndicat étudiant a demandé cette coupure en novembre qui nous semble dans l'intérêt des étudiants et plus particulièrement des étudiants salariés. L'Unef préférant sauvegarder une semaine de vacance en septembre, alors que Sud qui demandait une rentrée en octobre a, encore une fois, fait le choix de s'abstenir.
A noter que ses organisations étudiantes : Unef et Sud, qui refusent une rentrée le 17 septembre sont les mêmes qui il y a encore peu, demandaient le maintien des rattrapages en septembre, malgré un faible taux de participation et un taux d'échec, quant à lui, important, ce qui signifiait faire venir les étudiants à l'université dès le début septembre. Ce qui révèle une incohérence, voire une contradiction de leurs revendications.
Au contraire de ces organisations, la Confédération Étudiante a fait le choix, ces dernières années, de consulter à plusieurs reprises les étudiants sur la question du calendrier, ce qui nous a permis de construire des propositions cohérentes et répondant aux attentes d'une majorité d'étudiants et non pas à l'intérêt d'une petite minorité d'étudiants.

Pour recevoir par mail le calendrier de l'an prochain au format PDF : celille3@yahoo.fr

Par mykha - Publié dans : Nouvelles de Lille III
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 25 mai 2007
La Cé a rencontré ce jeudi Valérie Pécresse, la nouvelle Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Cette 1ère rencontre a été l’occasion pour la Cé de faire part des exigences prioritaires des étudiants. Tout d’abord l’insertion professionnelle mais aussi l’absence de sélection, l’absence d’augmentation des frais d’inscriptions et l’engagement d’une réforme des aides sociales en faveur des classes moyennes.

La Cé a rappelé sa proposition de faire de l’insertion des jeunes la troisième mission de l’Université, proposition que Nicolas Sarkozy s’était engagé à mettre en œuvre suite à l’interpellation de la Cé pendant la campagne. L’insertion professionnelle est en effet une des préoccupations majeures des étudiants.

" Valérie Pécresse a admis que cette préoccupation n’était pas assez prise en compte dans les chantiers qu’elle souhaite lancer et qu’elle se disait prête à ouvrir ce chantier qui est notre cheval de bataille » ", a déclaré Julie Coudry.

Enfin La Cé a interpellé la ministre sur le problème des frais d’inscription illégaux que pratiquent certaines universités. La ministre s’est engagée à les faire disparaître.

Concernant la volonté du gouvernement de faire passer dès juillet une réforme sur l’autonomie des universités, Julie Coudry, présidente de la Cé » a exprimé à la Ministre « qu’il n’apparaît pas pertinent d’ouvrir un tel chantier sans avoir établi au préalable les missions de l’Université. »

A l’issue de cette première rencontre, Julie Coudry a déclaré : « la ministre a compris les attentes exigeantes des étudiants qui souhaitent que les changements qui concernent leur avenir se fassent avec eux. »
Par Confederation etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 23 mai 2007

Valérie Pécresse a été nommée Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

La participation électorale chez les jeunes et en particulier chez les étudiants, la volonté des étudiants d’être acteurs des choix qui vont déterminer leur avenir donne à la nouvelle Ministre une très grande responsabilité.

Les étudiants poursuivront leurs actions pour obtenir les changements nécessaires à leur avenir.

- La Ministre a réaffirmé que l’Enseignement Supérieur et la Recherche devaient devenir des priorités budgétaires, elle devra tenir parole.

- Suite au référendum massif qui s’est tenu sur les Universités en début d’année, Nicolas Sarkozy s’est engagé à faire de l’insertion des jeunes la 3ème mission de l’Université en plus de la formation et de la Recherche, pour qu’elles deviennent responsables du devenir des jeunes qu’elles forment et à qui elles délivrent un diplôme. Le gouvernement devra respecter cet engagement et engager le chantier du rapprochement entre monde universitaire et monde du travail.

- Le travail engagé sur la réforme de l’orientation, lors du précédent mandat avec l’élaboration du Schéma National d’Orientation, devra être poursuivi par ce gouvernement. Ce système d’orientation est actuellement en faillite, il reproduit les inégalités et la Confédération Etudiante s’engagera pour une réforme en profondeur de l’orientation.

- Enfin, après de nombreux rapports, ce mandat devra être celui de l’action sur la nécessaire réforme en profondeur du système d’aides sociales. Il est aujourd’hui injuste en particulier parce qu’il exclu les classes moyennes, n’est pas adapté aux statuts d’étudiants salariés et ne permet pas, par son insuffisance, la réussite universitaire de tous quelque soit l’origine sociale.


Une délégation de la Confédération Etudiante rencontrera jeudi la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour évoquer l’ensemble de ces questions ainsi que les grandes lignes de ses projets de réformes.


Par Confederation etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus