Stages, défiscalisation du salariat étudiant, Julie Coudry interpelle Xavier Bertrand !
Suite à l’annonce par Xavier Bertand de défiscaliser le salariat étudiant et aujourd’hui de
s’attaquer à la situation des stagiaires, Julie Coudry Présidente de la Cé interpelle le Ministre :
« Le salariat étudiant cheval de bataille de la Cé depuis sa création est une question centrale qu’on ne traite pas à coup d’annonce électorale pas plus que celle des stages. Si le Ministre souhaite réellement s’attaquer à ces problèmes la Cé l’invite à se reporter au rapport « pour la réussite des étudiants salariés » réalisé par la Cé en 2004 : 35 pages d’analyses et de propositions qui dépassent largement la question de la défiscalisation. Je demande au Ministre Bertrand de recevoir la Cé sur la question des étudiants salariés et des stagiaires et si ses annonces sont réellement synonymes d’une volonté politique de changer la donne au-delà des élections législatives, je ne doute pas qu’il répondra rapidement à notre demande. »
Si le travail est dans de nombreux cas une condition sine qua non à la poursuite d'études, il est en aujourd’hui un facteur d'échec important parce que ni le système universitaire, ni les entreprises, ni les systèmes d'aides sociales ne sont pour l'instant adaptés aux spécificités de ce double statut.
La première mesure de défiscalisation du salariat étudiant est nécessaire pour sortir les étudiants à la fois salariés et boursiers du cercle vicieux : « je travaille car les bourses sont insuffisantes et plus je travaille moins je touche d’aides sociales ».
Mais il faut s’attaquer à 3 autres chantiers majeurs si l’on souhaite réellement permettre la
réussite universitaire des étudiants salariés
1.S’attaquer à l’incompatibilité pédagogique très injuste : les étudiants salariés ont deux emplois du temps souvent incompatibles, ils sont exclus d’office de certaines filières (Médecine, IUT…) et de certains établissements, ont des modalités d’examens impossibles à honorer et ont de grandes difficultés pour accéder aux stages ce qui leur demande souvent d’arrêter leur activité salariée.
2. Reconnaître les compétences acquises : aujourd’hui l’exercice d’une activité salariée pendant les études n’est par reconnue comme source d’acquisition de réelles compétences alors qu’elle devrait être un plus pour l’insertion des étudiants qui travaillent.
3. Reformer le système d’aides sociales Beaucoup d’étudiants issus des classes moyennes sont inéligibles aux bourses. En l’absence d’autres aides à leur destination, face à l’insuffisance du montant des bourses et leurs parents n’étant pas en mesure de les soutenir financièrement de façon suffisante, le nombre d’heures qu’ils sont parfois obligés de travailler pour financer leurs études est tout simplement incompatible avec la réussite universitaire.
Les analyses de la Cé et les propositions pour « pour la réussite des étudiants salariés »
http://www.confederation-etudiante.org/article/archive/23
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Le Conseil d'Administration du 25 mai a adopté le calendrier universitaire 2007/08 des parcours Licence après plusieurs semaines de discussions auxquelles la Cé a activement participé.
Ce calendrier est le résultat d'un consensus entre les différents acteurs de l'université (étudiants, enseignants et administratifs) et a été adopté pour trois ans. Relative stabilité dont la Cé ne peut que se féliciter alors que Lille 3 a connu quatre calendriers en quatre années sans que aucun d'entre eux ne fasse l'objet d'un véritable bilan. Ces trois années permettront de tirer un bilan constructif sans pour autant représenter une impossibilité d'évolution puisque des modifications pourront être apportées durant cette période si celles-ci semblent pertinentes.
La Confédération Étudiante a, donc, voté en faveur de ce calendrier mais en émettant, cependant, une réserve. En effet, nous regrettons que la rentrée n'ai pas été avancée au 17 septembre au lieu du 24, ce qui aurait permis de libérer une semaine de vacances au milieu du 1er semestre, début novembre. Car comme nous l'avons fait remarqué à plusieurs reprises lors des discussions sur le calendrier, treize semaines ininterrompues de cours et de contrôle continu représentent une période très chargée et en particulier pour les néo-bacheliers qui découvrent un autre système d'enseignement et encore plus pour les étudiants salariés qui devront cumulés cours, contrôle continu et job étudiant.
Nous regrettons que la Cé fut le seul syndicat étudiant a demandé cette coupure en novembre qui nous semble dans l'intérêt des étudiants et plus particulièrement des étudiants salariés. L'Unef préférant sauvegarder une semaine de vacance en septembre, alors que Sud qui demandait une rentrée en octobre a, encore une fois, fait le choix de s'abstenir.
A noter que ses organisations étudiantes : Unef et Sud, qui refusent une rentrée le 17 septembre sont les mêmes qui il y a encore peu, demandaient le maintien des rattrapages en septembre, malgré un faible taux de participation et un taux d'échec, quant à lui, important, ce qui signifiait faire venir les étudiants à l'université dès le début septembre. Ce qui révèle une incohérence, voire une contradiction de leurs revendications.
Au contraire de ces organisations, la Confédération Étudiante a fait le choix, ces dernières années, de consulter à plusieurs reprises les étudiants sur la question du calendrier, ce qui nous a permis de construire des propositions cohérentes et répondant aux attentes d'une majorité d'étudiants et non pas à l'intérêt d'une petite minorité d'étudiants.
Pour recevoir par mail le calendrier de l'an prochain au format PDF : celille3@yahoo.fr
La Cé a rencontré ce jeudi Valérie Pécresse, la nouvelle Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Cette 1ère rencontre a été l’occasion pour la Cé de faire part des exigences prioritaires des étudiants. Tout d’abord l’insertion professionnelle mais aussi l’absence de sélection, l’absence d’augmentation des frais d’inscriptions et l’engagement d’une réforme des aides sociales en faveur des classes moyennes.
La Cé a rappelé sa proposition de faire de l’insertion des jeunes la troisième mission de l’Université, proposition que Nicolas Sarkozy s’était engagé à mettre en œuvre suite à l’interpellation de la Cé pendant la campagne. L’insertion professionnelle est en effet une des préoccupations majeures des étudiants.
" Valérie Pécresse a admis que cette préoccupation n’était pas assez prise en compte dans les chantiers qu’elle souhaite lancer et qu’elle se disait prête à ouvrir ce chantier qui est notre cheval de bataille » ", a déclaré Julie Coudry.
Enfin La Cé a interpellé la ministre sur le problème des frais d’inscription illégaux que pratiquent certaines universités. La ministre s’est engagée à les faire disparaître.
Concernant la volonté du gouvernement de faire passer dès juillet une réforme sur l’autonomie des universités, Julie Coudry, présidente de la Cé » a exprimé à la Ministre « qu’il n’apparaît pas pertinent d’ouvrir un tel chantier sans avoir établi au préalable les missions de l’Université. »
A l’issue de cette première rencontre, Julie Coudry a déclaré : « la ministre a compris les attentes exigeantes des étudiants qui souhaitent que les changements qui concernent leur avenir se fassent avec eux. »
Par Confederation etudiante
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Valérie Pécresse a été nommée Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
La participation électorale chez les jeunes et en particulier chez les étudiants, la volonté des étudiants d’être acteurs des choix qui vont déterminer leur avenir donne à la nouvelle Ministre une très grande responsabilité.
Les étudiants poursuivront leurs actions pour obtenir les changements nécessaires à leur avenir.
- La Ministre a réaffirmé que l’Enseignement Supérieur et la Recherche devaient devenir des priorités budgétaires, elle devra tenir parole.
- Suite au référendum massif qui s’est tenu sur les Universités en début d’année, Nicolas Sarkozy s’est engagé à faire de l’insertion des jeunes la 3ème mission de l’Université en plus de la formation et de la Recherche, pour qu’elles deviennent responsables du devenir des jeunes qu’elles forment et à qui elles délivrent un diplôme. Le gouvernement devra respecter cet engagement et engager le chantier du rapprochement entre monde universitaire et monde du travail.
- Le travail engagé sur la réforme de l’orientation, lors du précédent mandat avec l’élaboration du Schéma National d’Orientation, devra être poursuivi par ce gouvernement. Ce système d’orientation est actuellement en faillite, il reproduit les inégalités et la Confédération Etudiante s’engagera pour une réforme en profondeur de l’orientation.
- Enfin, après de nombreux rapports, ce mandat devra être celui de l’action sur la nécessaire réforme en profondeur du système d’aides sociales. Il est aujourd’hui injuste en particulier parce qu’il exclu les classes moyennes, n’est pas adapté aux statuts d’étudiants salariés et ne permet pas, par son insuffisance, la réussite universitaire de tous quelque soit l’origine sociale.
Une délégation de la Confédération Etudiante rencontrera jeudi la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour évoquer l’ensemble de ces questions ainsi que les grandes lignes de ses projets de réformes.
Par Confederation etudiante
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