Mercredi 27 juin 2007
Rencontre avec Nicolas Sarkozy
Déclaration de la Confédération Etudiante

Insuffisance chronique de financements, aggravation des inégalités entre les établissements et entre les étudiants, taux d’échec en premier cycle, difficultés des étudiants pour s’insérer professionnellement : la situation faite à l’université en France est indigne des défis du XXIème siècle.

Réformer l’Université française est aujourd’hui une nécessité vitale. L’enjeu est aussi dans la perspective d’une société de la connaissance,  d’augmenter le nombre de diplômés. Cela signifie une absence de sélection à l’entrée de l’université, une réforme des aides sociales et de l’orientation et cela donne aux universités une nouvelle responsabilité : l’insertion professionnelle de leurs étudiants.

Parce que notre objectif est de gagner sur ces enjeux, la Confédération Etudiante a plutôt choisi l’engagement que la politique de la chaise vide. Et sur ce dossier comme les autres les ambitions des étudiants organisés dans la ne sont
-    ni d’approuver béatement toute proposition gouvernementale au nom du fait qu’une réforme est nécessaire
-    ni d’être les supplétifs de ceux qui bloquent le système depuis 20 ans.

Monsieur le Président de la République vous avez pris l’initiative de nous réunir.
Sur un sujet qui engage autant l’avenir du pays, nous ne pouvons que vous inviter à recevoir dans les mêmes conditions, puisque le calendrier le permet désormais, les grandes confédérations syndicales.

Vous avez décidé de réunir les organisations étudiantes, nous souhaitons donc que vous entendiez ce que les étudiants disent et attendent.

-    Ils sont tout d’abord attachés à une certaine vision de l’égalité et ils attendent d’une réforme de l’Université qu’elle permette de réduire les écarts qui existent actuellement entre les universités. Cela signifie qu’il ne faut pas imposer un calendrier homogène pour toutes qui ne prendrait pas en compte leur  spécificité. Mais cela signifie aussi que l’horizon doit être le passage de toutes les universités à ce nouveau statut par exemple dans une période fourchette de 4 ou 5 ans.

-    L’horizon européen tracé par les objectifs de Lisbonne de construire une société de la connaissance, signifie qu’il faut réunir les conditions pour augmenter le nombre de diplômés de l’université et notamment le nombre de diplômés de Master. Cela nécessite une réflexion qui ne peut-être traité à la va vite c’est pour cela que nous demandons que disparaisse toute référence aux conditions d’accès au second cycle dans le texte de loi.

-    Le renforcement de l’autonomie des établissements doit avoir pour la Confédération Etudiante deux contre parties : d’une part un renforcement du rôle de l’Etat « Pilote, Financeur et Contrôleur » et d’autre part le renforcement de la démocratie interne de l’établissement et de ce point de vue, le compte n’y est pas : nous demandons que soit maintenue dans les conseils d’administration la proportion actuelle d’étudiants.

-    Enfin, nous vous avions personnellement interpelé lorsque vous étiez candidat à la présidence de la République pour que soit prises en compte les difficultés que rencontrent les étudiants pour s’insérer professionnellement, pour que nos formations débouchent sur l’autonomie, la vraie, celle qui s’acquière par le travail et le revenu qu’il procure. Vous aviez pris l’engagement que l’insertion professionnelle devienne la 3ème mission de l’université, il a fallut batailler pour que cette nouvelle mission soit et reste dans le projet de loi.

Mais nous espèrons monsieur le Président que vous prenez la mesure de ce que cela signifie de faire vivre cette nouvelle mission dans les faits, pour chaque étudiant. De ce que signifie de s’engager sur l’insertion de 10 000, 20 000, 30 000 étudiants par université pour plus de 80 universités. Ce que cela signifie en terme de professionnels, de compétences et de moyens financiers qui aujourd’hui n’existent pas ; et sur ces moyens mis a disposition pour remplir cette nouvelle mission, nous vous demandons des engagements. 

Nous en appelons Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre et Madame la Ministre  à votre sens de la responsabilité pour l’avenir des étudiants et de l’Université, le gouvernement doit faire les concessions indispensables à l’émergence d’un accord sur cette loi. Et nous pensons qu’il est aujourd’hui à portée de main.
Par Confederation etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
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Lundi 25 juin 2007
Paupérisation, aggravation des inégalités entre les établissements et entre les étudiants, taux d’échec en premier cycle, difficultés des étudiants pour s’insérer professionnellement : la situation faite, depuis des années, à l’université en France est indigne des défis du XXI ème siècle.
Réformer l’université française est aujourd’hui une nécessité vitale. Cela signifie qu’il faut augmenter le nombre de diplômés donc une absence de sélection à l’entrée de l’université, une réforme des aides sociales et de l’orientation et faire de l’insertion professionnelle une nouvelle responsabilité des universités.

Une nouvelle mission de l’université pour une avancée majeure !

Depuis le retrait du CPE, la Cé se mobilise pour que l’insertion professionnelle des jeunes diplômés s’améliore et revendique qu’elle devienne la 3ème mission de l’Université. Sur ce point, la Cé a obtenu satisfaction par l’article 1er de la loi. C’est un changement fondamental qui concerne particulièrement les étudiantspuisqu'il s'agit de leur avenir. La Cé s’emploiera à le faire vivre et à le développer dans les années à venir. La préinscription à l’université en contre partie du bénéfice d’un dispositif d’information et d’orientation va aussi dans le bon sens. La Cé sera vigilante sur le développement de ces dispositifs.

Un calendrier qui ne permet pas d’obtenir les garanties nécessaires

La Cé se félicite de l’« absence de sélection à l’entrée de l’université » et du contrôle national des frais d’inscription qu’elle proposera de renforcer par un amendement contre les frais d’inscription illégaux. Pour autant, l’absence de texte de travail et le calendrier très resserré n’ont pas permis l’obtention d’autres garanties pourtant nécessaires.

Démocratie universitaire, le compte n’y est pas !

Renforcer l’efficacité de gestion de l’Université, est aujourd’hui une exigence qui nécessite toutefois en contrepartie un renforcement de la démocratie interne des universités. La Cé à proposé sur ce point 4 amendements :

- Maintien de la part des étudiants dans le Conseil d’Administration à 20%
- Conserver pour les autres conseils de l’université la possibilité de délibérer
- Mise en place d’une procédure d’empêchement face au pouvoir du président
- Garantir dans la loi la liberté syndicale

Pour un Etat pilote, financeur et contrôleur

Pour la Cé, le renforcement de l’autonomie des universités, signifie un rôle accru de l’Etat dans trois domaines : pilotage, financement et contrôle. La loi comporte des manques en la matière et la Cé a proposé des amendements dans ce sens :

- préciser les conditions de recrutement de contractuels et leurs missions pour permettre l’emploi des étudiants sans remettre en cause le statut de la majorité des personnels de l’université
- établir, avant le transfert des locaux aux établissements, une convention d’état des lieux entre l’Etat, la région et l’université qui précisent les objectifs et les moyens donnés par l’Etat en matière de remise aux normes et en l’état des locaux
- garantir le taux d’encadrement par un plancher d’emplois dans le budget global
- condition d’entrée en second cycle définies par l’Etat et refus que cette compétence soit dévolue aux universités

Par Confederation etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
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Vendredi 22 juin 2007

A partir du lundi 26 juin, la Cé Lille 3  a un nouveau local, le A15-011.

Ce changement de local a lieu en raison de l'avancée des travaux de rénovation du bâtiment A. Dans quelques semaines, une nouvelle phase débutera, là même où se trouvent, actuellement, les locaux syndicaux. 

Ce local n'est que provisoire, en attendant que cette partie du bâtiment soit à son tour rénovée.

La Cé a fait part au président de l'université et à plusieurs reprises, de ses craintes sur le devenir des locaux syndicaux. En effet, aucune place n'est prévue pour les listes représentatives dans l'université après la fin des travaux. Nous ne pouvons que regretter cette situation et ce choix du provisoire et de la solution de dernière minute.

La Cé milite en faveur de la création d'une maison des étudiants à Lille 3 où les listes représentatives et les associations étudiantes disposeraient de locaux permanents permettant ainsi de faciliter la rencontre avec les étudiants

 

Par mykha - Publié dans : Nouvelles de Lille III
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Jeudi 21 juin 2007

Depuis plusieurs mois la Cé se mobilise pour que l’insertion des jeunes devienne la 3ème mission de l’université, 200 000 participants lors de son référendum, happenings, interpellation des candidat, ....
La Cé a poursuivi son combat dès l’élection du nouveau gouvernement et dernièrement lors des concertations sur la loi sur les universités.

La Cé a porté sa proposition * que l’Université fasse du devenir des étudiants qu’elle forme et à qui elle délivre un diplôme une de ses préoccupations majeures, que l’insertion professionnelle devienne la 3ème mission de l’Université en plus de la Formation et de la Recherche.

Sur ce point, la Cé a obtenu satisfaction, c’est un changement fondamental qui concerne les étudiants au premier titre puisqu’il s’agit de leur avenir. Cette nouvelle mission sera désormais dans la loi, il s’agit d’un véritable défi, il va maintenant falloir la faire vivre et la Confédération Etudiante y prendra toute sa place.

Clarifications.

Au-delà de cette avancée majeure, la Confédération Etudiante réaffirme que la précipitation du calendrier dans lequel se discute cette loi n’est pas acceptable. Ces conditions ne permettent pas d’obtenir l’ensemble des garanties nécessaires. La loi telle qu’elle vient d’être transmise aux organisations nécessite de nombreuses clarifications qui devront, dès la rentrée, être apportées aux étudiants.


* Qui avait recueillit le soutien de 96% des 200 000 étudiants qui avait participé au grand référendum de la Cé en début d’année 2007, www. missioninsertion.net

Par Confederation etudiante - Publié dans : Nouvelles de Lille III
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Lundi 18 juin 2007
Ce mercredi 20 juin a lieu la journée mondiale des réfugiés. Pour la Confédération Etudiante, c’est notamment l’occasion de parler des 250 000 réfugiés du Darfour et de rappeler qu’en ce moment se déroule un génocide dans l’Ouest du Soudan qui a déjà fait entre 300 et 400 000 morts, en 4 ans.

Face à cette grave crise humanitaire, l’ensemble des citoyens des pays occidentaux, influents au Conseil de Sécurité de l’ONU, ne peuvent rester indifférents à ce nouveau génocide africain. Après le génocide du Rwanda, la communauté internationale avait déjà répété cette phrase rituelle, « plus jamais cela ». Pourtant 10 plus tard, le silence est prédominant. Lorsqu’un peuple est en voie d’extinction, notre devoir c’est de le secourir. C’est pourquoi, la Confédération Etudiante s’engage pour que cesse le conflit au Darfour.
La Confédération Etudiante jouera donc son rôle auprès des étudiants pour les alerter, les sensibiliser sur les problématiques et les enjeux de ce conflit, mais aussi pour organiser des actions afin de peser sur les décisions prises par la communauté internationale. Une conférence sur le sujet du Darfour se déroulera lors de l’Université d’Été de la Confédération Etudiante.

La Confédération Etudiante est signataire du collectif Urgence Darfour et appelle l’ensemble des étudiants à venir signer l’euro-pétition sur internet :
http://www.europetition-darfour.fr 

Par Confederation etudiante Lille - Publié dans : Nouvelles de Lille III
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Vendredi 15 juin 2007

Les Jeunes Européens de Lille organisent avec la Maison de l'Emploi de Roubaix et leur partenaire C9 télévision une manifestation le 26 juin 2007 de 9h30 à 17h30 relative au thème   'TRAVAILLER EN EUROPE'.

Toute la journée, des stands vous informeront sur la mobilité transfrontalière.

A 10h se déroulera une conférence sur la mobilité des travailleurs.

A 16h se déroulera une autre conférence relative au volontariat international à l'étranger.

 

http://storage.canalblog.com/79/98/201520/14198777.pdf

Par Confederation etudiante Lille 3 - Publié dans : Nouvelles de Lille III
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Vendredi 15 juin 2007

Pour faire face aux nouveaux défis mondiaux

Lors que le processus de Bologne doit prendre fin en 2010, s’est tenue la Conférence des ministres de l’Education à Londres les 17 et 18 mai dernier. La Confédération Etudiante y a présenté ses trois priorités pour la poursuite de la construction d’un espace européen de l’Enseignement Supérieur fort et compétitif à l’échelle mondiale, divers et convergeant.

Le 25 mai 1998, les quatre ministres chargés de l’enseignement supérieur d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d’Italie se retrouvent lors d’un colloque à la Sorbonne, à l’occasion de la célébration du 800e anniversaire de l’Université de Paris, pour lancer un appel à la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur. C’était le début du processus de Bologne.

Ce processus de Bologne est l’une des plus vastes et plus importantes réformes de l’enseignement supérieur en Europe. L’objectif est d’instaurer d’ici 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur dans lequel les enseignants, les étudiants et les diplômés pourront se déplacer facilement et bénéficier d’une juste reconnaissance de leurs qualifications. Tous les deux ans, les ministres européens de l’éducation se réunissent pour faire le point. La Confédération étudiante en a profité pour leur rappeler ses trois priorités.

Une stratégie d’excellence européenne

Cet objectif politique ambitieux nécessite que l’Europe se dote de pôles d’excellence mondiaux avec pour cela 2 exigences :

  • Une augmentation substantielle du financement public et privé européen de l’enseignement supérieur et de la recherche.
  • Une stratégie européanisée pour définir et construire ces pôles d’excellence européens.

A 3 ans de l’échéance de 2010 en France des réticences fortes existent encore sur les débats politiques majeurs pour l’avenir de l’université : l’évolution des missions de l’Université, l’autonomie des établissement et leur gouvernance, l’évaluation.

Nouvelle mission pour l’université : entrer dans une logique de compétences

Ainsi, de nouvelles questions se posent avec la massification de l’enseignement supérieur européen recherchée dans la perspective des objectifs de Lisbonne de construire une société de la connaissance.

L’émergence d’une mission pour l’université : « l’Insertion des Jeunes » au niveau européen est aujourd’hui une nécessité. Ce n’est pas uniquement rentrer dans une logique adéquationniste avec les besoins du marché de l’emploi mais aussi :

  • identifier les compétences nécessaires pour s’adapter dans le monde du travail de demain (la mobilité, l’aptitude à la vie en réseau, la connaissance de son profil...)
  • acquérir des compétences transversales des formations initiales
  • traduire les diplômes en compétences à l’échelle de l’Europe. Cette logique de compétences est aussi nécessaire pour développer la mobilité des étudiants, des chercheurs, des professeurs en Europe.

La mobilité pour construire l’Europe

L’Europe politique se construit aussi par la connaissance mutuelle, meilleur rempart à la peur de l’autre et à la xénophobie. C’est le sens que nous donnons au nécessaire développement de la mobilité étudiante qui doit être renforcée et accompagnée, et notamment d’un point de vue des moyens financiers.

« Unis dans la diversité » pour être plus fort

La prise en compte de la diversité des systèmes permet la construction d’un espace européen d’enseignement supérieur fort pour affronter la concurrence mondiale. Cette construction ne peut consister à plaquer un système national sur l’ensemble des autres, c’est aussi la diversité de l’Europe qui fait sa force.

Un projet politiquer pour l’Europe de l’Education c’est poursuivre le chemin vers un espace de vie en commun dans la paix, la liberté, la démocratie et la prospérité.

 

article paru sur le site du Taurillon, magazine eurocitoyen, le 14 juin 2007.

Par Sarah Braunstein - Publié dans : Nouvelles de Lille III
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