Mercredi 23 juin 2010
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La Cé Lille 3 existe depuis la rentrée 2003.
Et cesse d’exister en ce mois de juin 2010.
Cette décision ne fait que acter un état de fait.
La Cé n’a plus d’existence concrète à Lille 3 que ce soit en terme de militantisme ou de revendications.
Les derniers membres de l’organisation ont donc fait le choix de dissoudre la Cé Lille 3.
L’une des valeurs fondatrice de la Cé était le militantisme local.
A Lille 3 comme dans un très grand nombre d’universités, celui-ci a disparu pour laisser place à des équipes, débarquant peu de temps avant les élections et dans une totale ignorance des réalités
locales, ne faisant que répéter le même discours d’une fac à l’autre, les mêmes revendications depuis plusieurs années, la critique contre l’UNEF étant le leitmotiv de chaque action.
Ces « militants » à peine formés et dont beaucoup constitue le Bureau National ne font que recracher des paroles, des idées, des clichés faisant d’eux des cibles parfaites qu’il est
fort aisé de déstabiliser.
La course au CNESER fut choisie aux dépends de toute consolidation locale, réduisant le nombre d’équipes locales dont la constitution et le soutien n’étaient plus une priorité, et, de facto, le
« réservoir » de « BNisables » dont le principal critère de recrutement est devenu la non-contestation des choix d’un petit groupe leader.
La Cé Lille 3 ne peut plus accepter de voir des dirigeants nationaux débarqués quelques jours avant la date limite de dépôt des liste afin de « chasser l’éligible » et de constituer des
listes bidons dont les premiers sont recrutés selon un critère : une copie de la carte d’étudiant… La raison étant de permettre au membre du Bureau National de déclarer des changements
d’adresse quelques semaines plus tard dans le cadre des élections au CNESER et ce afin que les bulletins de vote arrivent chez des personnes de « confiance ». L’élu n’aura jamais
connaissance de cette élection mais pourtant, il votera officiellement…
La Cé Lille 3 était attaché aux valeurs de la Cé à ses débuts.
Elles ne sont plus.
Il n’y a donc plus de raison de cautionner par son existence une organisation au comportement qu’elle réprouve.
2010 est la dernière année de la Cé Lille 3.
Après la Cé Lille 1 et la Cé Lille 2, elle disparaît du paysage syndical étudiant de Lille.
La dernière action de la Cé Lille 3 est d’apporter son soutien, quoique symbolique, à l’UNEF. Soutien à la seule organisation étudiante de Lille 3 qui possède une équipe locale militante.
L’UNEF défend des valeurs et est animée par de véritables équipes militantes, au contraire de la Cé actuelle.
La Cé Lille 3 appelle donc les équipes locales de la Cé a rejoindre l’UNEF, les élus étudiants à voter pour l’UNEF lors des élections au CNESER et les étudiants à apporter leur soutien à l’UNEF
lors des prochaines échéances.
L’UNEF est la seule organisation à pouvoir encore défendre les étudiants alors même qu’il est et qu’il sera de plus en plus difficile d’étudier à l’Université.
Face aux politiques ultra-libérales visant à restreindre l’accès à une Université qui se doit de devenir rentable, les étudiants ne peuvent plus se permettre d’être représentés par des
organisations fantômes telle la Cé dont l’objectif est de flatter l’orgueil d’un petit nombre.
La Cé Lille 3 n’est plus….
L’équipe de la Cé Lille 3
Par Confederation etudiante Lille 3
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Lundi 17 septembre 2007
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Frais d’inscriptions illégaux :
coup de pression des organisations
étudiante
Plus de la moitié des universités françaises pratiquent des frais d’inscriptions illégaux qui représentent un véritable moyen de contournement de la loi. En juin, la Cé avait
défendu et obtenu un amendement pour mettre fin à cette pratique lors du débat sur la loi relative aux libertés des universités.
La Ministre s’était alors engagée à examiner et à faire disparaitre ces pratiques.
Plus que des discours, les étudiants veulent des actes !
Aujourd’hui, la Cé a obtenu de la Ministre qu’elle rencontre les organisations étudiantes rapidement sur ce dossier afin de
présenter des réponses lors du cneser du 16 octobre
mettant fin à ces pratiques illégales.
C’est une victoire des étudiants pour qui les frais d’inscriptions illégaux représentent un frein à la poursuite d’études.
La Cé veillera à ce que les propositions du
Ministère fassent véritablement disparaitre ces frais illégaux comme la Ministre vient de s’y engager.
Par Confédération Etudiante
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Dimanche 9 septembre 2007
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La rentrée scolaire dans notre région Nord Pas de Calais : de la fiction à la réalité... ou comment la “ communication “ officielle sert
de rideau de fumée : c'est l'analyse faite par le SGEN CFDT.
Officiellement la rentrée s'est bien passée, en apparence un adulte devant chaque élève... et on annonce des mesures nouvelles (une heure
de sport en plus l'enseignement d'une langue vivante dès le CE1) Mais sur le terrain qu'en est–t–il ?
La réalité dans le second degré. La rentrée 2007 s'organise dans notre région avec la suppression d'environ 750 postes d'enseignants du second degré, et d'administratifs, ainsi que
l'insuffisance de créations de postes d'enseignants du premier degré et de personnels sociaux et de santé. En cinq ans c'est plus de 3500 postes d'éducation et de
prévention qui ont été perdus dans le Nord Pas de Calais alors que les rapports d'audits en matière de santé et d'éducation font apparaître des besoins flagrants dans ces domaines pour une
population vivant dans une précarité croissante. De plus les média annoncent la création en France de 25 Lycées “ ambition réussite “. AUCUN dans le Nord –
Pas de Calais !
Le Sgen–CFDT Nord – Pas de Calais demande depuis plusieurs mois un collectif budgétaire qui permette de revenir sur ces injustes suppressions de postes et d'organiser la rentrée dans notre région
dans des conditions qui permettent la réussite pour nos jeunes et l'amélioration des conditions de travail pour les personnels.
La réalité pour les écoles. De 100 à 120 postes sont restés vacants dans le NPdC faute d'ouverture de places en nombre suffisant au concours de recrutement, résultats on utilise dans les classes
des remplaçants prévus pour les congés de maladie et de maternités et il faudra envisager des recrutements de jeunes non encore formés sur les “ listes complémentaires “ (étudiants ayant passé le
concours mais non retenus pour entrer en centre de formation IUFM cette année).
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Le ministre annonce l'enseignement d'une Langue vivante en CE1 : dans le NPdC on n'arrive déjà pas à assurer cet enseignement au CE2 et aucun
moyen complémentaire n'est prévu...pas plus que pour l'heure supplémentaire de pratique sportive.
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La baisse des taux de scolarisation en école maternelle des 2–3 ans se poursuit faute de places.
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Les postes d'Accompagnant de vie scolaire annoncés sont en cours de recrutement et sont très loin de permettre la scolarisation de tous les enfants handicapés des
familles qui le souhaitent.
Le Sgen–CFDT Nord – Pas de calais dénonce en outre la baisse du pouvoir d'achat des personnels : pas d'accord salarial depuis six ans ! Le plan de
rigueur nous le subissons depuis plusieurs années, sans dialogue social, sans projet pour le service public, sans ambition pour une école au service de la réussite de nos jeunes.
Une revendication partagée : moins d'élèves par classe ! C'est le résultat d'un sondage paru dans la Presse quotidienne régionale ce jour. C'est la revendication qui arrive en tête (33% des
sondés pour le Nord – Pas de Calais)... Avec 11200 suppressions de poste pour l'Education Nationale en 2008, ce n'est pas le chemin qui est pris. Après les purges, vient le temps des saignées,
dénonce le SGEN...
C'est pourquoi le SGEN–CFDT participera au rassemblement intersyndical suivi d'une manifestation le mercredi 12 septembre à 15h30 Place aux Bleuets à LILLE (près du Rectorat).
Par Confederation etudiante Lille 3
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Mardi 17 juillet 2007
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Inaugurée ce jeudi 12 juillet, la maison des saisonniers renseigne, conseille, défend ces travailleurs atypiques sur leurs droits au travail, mais aussi le logement... en attendant demain une véritable résidence des saisonniers.
Au 74 bis rue Carnot à Berck, il aurait fallu ce 13 juillet " pousser les murs " hier, (dixit Bruno François le responsable de l'antenne locale CFDT de Berck), lors de l'inauguration de cette maison : plus de 50 personnes se pressaient à 11h30 dans ce local qui accueillera désormais les travailleurs saisonniers chaque lundi et mercredi de 14h à 18h.
Pousser les murs... en attendant de voir les murs pousser ! C'est l'espoir, la tonalité et la démarche caressés par les uns et les autres présents lors de cette inauguration pour que demain se monte une véritable maison des saisonniers avec tous les services utiles. Philippe Perrault a évoqué fortement ce " chantier d'envergure que nous souhaitons ouvrir ensemble et en bonne intelligence : celui du logement de ces travailleurs saisonniers. Le projet de création d'une résidence spécifique fait son chemin et nous permettra d'interpeller les élus locaux et les responsables institutionnels en la matière ; c'est l'amorce d'un dialogue social spécifique qui ne peut que déboucher sur des solutions négociées prenant en compte les préoccupations des salariés comme des employeurs".
Les nombreux militants CFDT venus de Berck, de Boulogne, de Calais... mais aussi de Lille, d'Arras et originaires de plusieurs secteurs professionnels ont montré que c'est bien toute la CFDT qui veut relever cette ambition !
Des acteurs locaux présents et prêts à relever ce défi. Le président départemental de l'UMIH (Union des Métiers de l'Industrie Hôtelière " se dit prêt à relever le défi : " Sur tout le Littoral Français, seul le Littoral Nord Pas-de-Calais n'a pas de résidence hôtelière, indique Thierry Grégoire. Nous en avons ouverte à Biarritz, à Deauville, souvent d'ailleurs en partenariat avec la CFDT. Il nous reste surtout ici à convaincre (notamment les élus) de l'utilité d'une telle initiative ". De son côté, Danièle Lhomme, conseillère régionale, se dit prête, dans le cadre du tourisme social et solidaire, " de s'engager dans un partenariat qui permettrait aussi aux saisonniers les moins favorisés d'avoir un lieu décent pour se loger. Et pourquoi pas se donner les chances de réussir dans le cadre d'un projet européen ou transfrontalier ? ", ajoute-t-elle en tant que vice-présidente d'un réseau européen du tourisme social et solidaire. Philippe Lemaire, représentant de la direction régionale du travail, lui aussi présent à l'inauguration de la maison des saisonniers, n'a pas besoin d'être convaincu " Dès le départ, la direction du travail a cru en ce projet en apportant son aide financière ".
Un intérêt certain des partenaires sociaux. Afin de mieux saisir la réalité des saisonniers, la CFDT a proposé à la COPIRE (Commission Paritaire Interprofessionnelle de l'Emploi) de mener une étude sur leur situation dans notre région. Daniel Vasseur, responsable de l'antenne locale CGT de Berck, et Jean Delaporterie, président départemental de la CFTC, tous deux membres de la commission de la COPIRE qui mène cette étude, ont montré, par leur présence lors de l'inauguration de cette maison des saisonniers, tout l'intérêt qu'ils accordaient à agir en direction de ces travailleurs. La CFDT n'est plus seule à porter une telle volonté.
L'exemple d'Arcachon. Intéressés par le projet, d'autres partenaires ont voulu en savoir plus. C'est ainsi que fin juin une délégation de responsables de la Maison de l'emploi de Boulogne, accompagnée de Dominique Paquentin, responsable CFDT de Boulogne, et de Pascal Catto, secrétaire régional, se sont rendus à Arcachon pour voir concrètement ce qu'était une Maison des Saisonniers qui marche. A leur retour, tous ont été séduits et convaincus de cette démarche, et ont profité de l'expérience, notamment de l'Union Régionale CFDT d'Aquitaine, pour en tirer des enseignements et des leГ§ons afin d'avancer vite vers une maison des saisonniers en Canche-Authie.
En attendant, la CFDT bat la campagne et les rues commerçantes. Dès l'inauguration terminée, deux équipes de militants se sont mis en campagne, l'une arpentant les rues commerçantes de Berck, l'autre celles du Touquet, afin de rencontrer les saisonniers pour les inviter à l'aide d'un " flyer " à venir à la maison des saisonniers pour régler leurs problèmes de travail, de logement... et surtout cette année, d'horaires de travail. " C'est la 8ème année que la CFDT au niveau national se lance dans cette campagne, précise la déléguée jeunes de la Confédération, Céline Gillier. Cette année en plus du guide des saisonniers, nous avons sorti un petit outil permettant aux saisonniers de noter leurs horaires et avec nous en fin de mois de les comparer avec leur fiche de paie. Cet outil fera foi en cas de litige. Car notre boulot syndical c'est de faire en sorte qu'on puisse régler les litiges, et ne pas forcément aller devant les tribunaux. L'an dernier, grâce à notre action, les saisonniers ont pu régler ce type de problème et de 600 litiges devant les conseils de prud'hommes, on est passé à 300 ! ". Dans la région, renchérit Séverine Romanowski, " des dizaines de médiations ont été réalisées, le nombre de dossiers allant jusqu'au prud'hommes a diminué pour atteindre zéro l'an dernier ". James Bokongo, de la Fédération des services, présents à cette inauguration, confirme également cette tendance, grâce à l'action CFDT.
Avec les projets décrits plus hauts, 2008 verra certainement un autre visage de la campagne des saisonniers. En attendant, il faut répondre concrètement aux problèmes des saisonniers d'aujourd'hui. Jeudi après-midi, la maison était à peine ouverte à Berck que déjà 3 saisonniers s'y présentaient !
Par Confederation etudiante Lille 3
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Jeudi 28 juin 2007
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Suite au rendez-vous hier avec le Président de la République et aujourd’hui avec la Ministre, les 3 exigences des étudiants ont été entendues et intégrées dans le texte de loi parmi 7 autres amendements :
- élargissement du Conseil d’Administration de 20 à 30 personnes avec 3 à 5 élus étudiants,
- délai de 5 ans donné aux Universités pour passer, toutes, au nouveau statut,
- disparition de toute référence à la sélection et aux conditions d’accès en 2ème cycle.
Hier un accord était à porté de main et ceci est confirmé par la réunion d’aujourd’hui.
Ces derniers changements dans le texte, tout comme le « respect » des lignes jaunes posées par les étudiants sur la sélection et frais d’inscription, ou encore l’intégration d’une mission d’insertion et d’orientation à l’université démontre à nouveau que quand les étudiants se mobilisent pour construire leur avenir et aller de l’avant ils peuvent obtenir satisfaction.
La Confédération Etudiante restera très attentive à ce qui se mettra en œuvre concrètement dans les Universités à partir de cette loi.
Elle attend les engagements qui seront pris en matière de financement car s’il faut, par exemple, s’engager sur l’insertion de plus d’un million d’étudiants, il y a besoin de moyens, de compétences et de personnels bien au-delà de ce qui existe aujourd’hui.
Par Confederation etudiante
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Mercredi 27 juin 2007
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Rencontre avec Nicolas Sarkozy
Déclaration de la Confédération Etudiante
Insuffisance chronique de financements, aggravation des inégalités entre les établissements et entre les étudiants, taux d’échec en premier cycle, difficultés des étudiants pour s’insérer professionnellement : la situation faite à l’université en France est indigne des défis du XXIème siècle.
Réformer l’Université française est aujourd’hui une nécessité vitale. L’enjeu est aussi dans la perspective d’une société de la connaissance, d’augmenter le nombre de diplômés. Cela signifie une absence de sélection à l’entrée de l’université, une réforme des aides sociales et de l’orientation et cela donne aux universités une nouvelle responsabilité : l’insertion professionnelle de leurs étudiants.
Parce que notre objectif est de gagner sur ces enjeux, la Confédération Etudiante a plutôt choisi l’engagement que la politique de la chaise vide. Et sur ce dossier comme les autres les ambitions des étudiants organisés dans la Cé ne sont
- ni d’approuver béatement toute proposition gouvernementale au nom du fait qu’une réforme est nécessaire
- ni d’être les supplétifs de ceux qui bloquent le système depuis 20 ans.
Monsieur le Président de la République vous avez pris l’initiative de nous réunir.
Sur un sujet qui engage autant l’avenir du pays, nous ne pouvons que vous inviter à recevoir dans les mêmes conditions, puisque le calendrier le permet désormais, les grandes confédérations syndicales.
Vous avez décidé de réunir les organisations étudiantes, nous souhaitons donc que vous entendiez ce que les étudiants disent et attendent.
- Ils sont tout d’abord attachés à une certaine vision de l’égalité et ils attendent d’une réforme de l’Université qu’elle permette de réduire les écarts qui existent actuellement entre les universités. Cela signifie qu’il ne faut pas imposer un calendrier homogène pour toutes qui ne prendrait pas en compte leur spécificité. Mais cela signifie aussi que l’horizon doit être le passage de toutes les universités à ce nouveau statut par exemple dans une période fourchette de 4 ou 5 ans.
- L’horizon européen tracé par les objectifs de Lisbonne de construire une société de la connaissance, signifie qu’il faut réunir les conditions pour augmenter le nombre de diplômés de l’université et notamment le nombre de diplômés de Master. Cela nécessite une réflexion qui ne peut-être traité à la va vite c’est pour cela que nous demandons que disparaisse toute référence aux conditions d’accès au second cycle dans le texte de loi.
- Le renforcement de l’autonomie des établissements doit avoir pour la Confédération Etudiante deux contre parties : d’une part un renforcement du rôle de l’Etat « Pilote, Financeur et Contrôleur » et d’autre part le renforcement de la démocratie interne de l’établissement et de ce point de vue, le compte n’y est pas : nous demandons que soit maintenue dans les conseils d’administration la proportion actuelle d’étudiants.
- Enfin, nous vous avions personnellement interpelé lorsque vous étiez candidat à la présidence de la République pour que soit prises en compte les difficultés que rencontrent les étudiants pour s’insérer professionnellement, pour que nos formations débouchent sur l’autonomie, la vraie, celle qui s’acquière par le travail et le revenu qu’il procure. Vous aviez pris l’engagement que l’insertion professionnelle devienne la 3ème mission de l’université, il a fallut batailler pour que cette nouvelle mission soit et reste dans le projet de loi.
Mais nous espèrons monsieur le Président que vous prenez la mesure de ce que cela signifie de faire vivre cette nouvelle mission dans les faits, pour chaque étudiant. De ce que signifie de s’engager sur l’insertion de 10 000, 20 000, 30 000 étudiants par université pour plus de 80 universités. Ce que cela signifie en terme de professionnels, de compétences et de moyens financiers qui aujourd’hui n’existent pas ; et sur ces moyens mis a disposition pour remplir cette nouvelle mission, nous vous demandons des engagements.
Nous en appelons Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre et Madame la Ministre à votre sens de la responsabilité pour l’avenir des étudiants et de l’Université, le gouvernement doit faire les concessions indispensables à l’émergence d’un accord sur cette loi. Et nous pensons qu’il est aujourd’hui à portée de main.
Par Confederation etudiante
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Lundi 25 juin 2007
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Paupérisation, aggravation des inégalités entre les établissements et entre les étudiants, taux d’échec en premier cycle, difficultés des étudiants pour s’insérer professionnellement : la situation faite, depuis des années, à l’université en France est indigne des défis du XXI ème siècle.
Réformer l’université française est aujourd’hui une nécessité vitale. Cela signifie qu’il faut augmenter le nombre de diplômés donc une absence de sélection à l’entrée de l’université, une réforme des aides sociales et de l’orientation et faire de l’insertion professionnelle une nouvelle responsabilité des universités.
Une nouvelle mission de l’université pour une avancée majeure !
Depuis le retrait du CPE, la Cé se mobilise pour que l’insertion professionnelle des jeunes diplômés s’améliore et revendique qu’elle devienne la 3ème mission de l’Université. Sur ce point, la Cé a obtenu satisfaction par l’article 1er de la loi. C’est un changement fondamental qui concerne particulièrement les étudiantspuisqu'il s'agit de leur avenir. La Cé s’emploiera à le faire vivre et à le développer dans les années à venir. La préinscription à l’université en contre partie du bénéfice d’un dispositif d’information et d’orientation va aussi dans le bon sens. La Cé sera vigilante sur le développement de ces dispositifs.
Un calendrier qui ne permet pas d’obtenir les garanties nécessaires
La Cé se félicite de l’« absence de sélection à l’entrée de l’université » et du contrôle national des frais d’inscription qu’elle proposera de renforcer par un amendement contre les frais d’inscription illégaux. Pour autant, l’absence de texte de travail et le calendrier très resserré n’ont pas permis l’obtention d’autres garanties pourtant nécessaires.
Démocratie universitaire, le compte n’y est pas !
Renforcer l’efficacité de gestion de l’Université, est aujourd’hui une exigence qui nécessite toutefois en contrepartie un renforcement de la démocratie interne des universités. La Cé à proposé sur ce point 4 amendements :
- Maintien de la part des étudiants dans le Conseil d’Administration à 20%
- Conserver pour les autres conseils de l’université la possibilité de délibérer
- Mise en place d’une procédure d’empêchement face au pouvoir du président
- Garantir dans la loi la liberté syndicale
Pour un Etat pilote, financeur et contrôleur
Pour la Cé, le renforcement de l’autonomie des universités, signifie un rôle accru de l’Etat dans trois domaines : pilotage, financement et contrôle. La loi comporte des manques en la matière et la Cé a proposé des amendements dans ce sens :
- préciser les conditions de recrutement de contractuels et leurs missions pour permettre l’emploi des étudiants sans remettre en cause le statut de la majorité des personnels de l’université
- établir, avant le transfert des locaux aux établissements, une convention d’état des lieux entre l’Etat, la région et l’université qui précisent les objectifs et les moyens donnés par l’Etat en matière de remise aux normes et en l’état des locaux
- garantir le taux d’encadrement par un plancher d’emplois dans le budget global
- condition d’entrée en second cycle définies par l’Etat et refus que cette compétence soit dévolue aux universités
Par Confederation etudiante
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